Les mots savent se lier. Une fois que nous les avons attacher , ils ne se quitteront plus, jusqu'à ce que quelqu'un les efface, pour les réécrire , ou les oublier.

Les mots savent se lier. Une fois que nous les avons attacher , ils ne se quitteront plus, jusqu'à ce que quelqu'un les efface, pour les réécrire , ou les oublier.
______ L'écriture aident ou soulagent beaucoup de gens. Elle permet de s'exprimer, d'extérioriser nos sentiments en liant des mots, de contourner un sujet avant de s'y attaquer pleinement. Mettez moi dans la catégorie des sauvetages littéraires. Mes écrits se multiplient et je ressens le besoin de les faire partager. Les genres différent et je ne me limite à aucune catégorie. Je me suis d'ailleurs passioné pour les yaoi Gustav&Georg depuis quelques temps... Bref. J'ai besoin d'avis, pour apprendre ou me conforter dans mon chemin. J'ai besoin de savoir ce que l'on peut penser de mes écrits , ce qu'ils peuvent susciter comme réaction , comme émotion. Mieux vaut prévenir, lorsque vous avez une critique à faire, faites là , mais prenez des gants. Je suis quelqu'un de susceptible avec un certain orgueuil mal placé, je sais accepter les critiques, mais seulement d'une certaine façon ^^. Enfin. Si jamais vous avez des idées, des OS que vous voudriez écrire mais vous ne le voulez/pouvez pas, si l'idée me plait , je peux essayer de vous satisfaire : )

Sommaire
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_________ G&G

____ OS - Souviens toi de nos premières fois _________ [Blog] - [Fanfictions.net] - [Yaoi-Zone]
____ TS - If I'm crazy or insane. ____E_______________ [Blog] - [Fanfictions.net] - [Yaoi-Zone]
____ OS - Il n'y a pas plus égoiste que le temps. ____E__ [Blog] - [Fanfictions.net] - [Yaoi-Zone]
____ OS - Dépendance G. __________--______________ [Blog] - [Fanfictions.net] - [Yaoi-Zone]
____ Fic' - Let me protect you. ________E____________ [Blog] - [Fanfictions.net] - [Yaoi-Zone]

_________ Twincest

____ OS - Nos différences inexistantes. ______E_______ [Blog] - [Fanfictions.net] - [Yaoi-Zone]

_________ Skins ( M/T ou T/M )

____ OS - Au coeur de l'imagination. ______E________ [Blog] - [Fanfictions.net] - [Yaoi-Zone]

_________ Mix

____ OS - MCR/TH - Plaisir de possession. ___________ [Blog] - [Fanfictions.net] - [Yaoi-Zone]

_________ Non Yaoi

____ OS - Death - Les innocents ne partent jamais. ___-__ [Blog] - [Fanfictions.net] - [Yaoi-Zone]

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Je suis aussi sur Fanfiction.Net & sur mon forum ( voir juste dessous).




Je ne previens que par mail.

# Posted on Wednesday, 25 June 2008 at 3:04 PM

Edited on Wednesday, 17 June 2009 at 8:54 AM

OS O S / Deathfic OS < Les innocents ne partent jamais. > OS/Deathfic 1

 OS  O S / Deathfic  OS  < Les innocents ne partent jamais. > OS/Deathfic 1
I give my life to hear your voice.


___Le vent souffle fort cette nuit. Je n'aime pas le vent. Mes cheveux fouettent légèrement mon visage et empêchent ma vue d'être claire. J'enlève donc l'eslastique de mon poignet et attache mes cheveux avec. Au passage , je regarde l'heure à ma montre. 23h50. La dernière nuit que je vais passer dans ce monde sera donc venteuse. Tant pis , je n'ai pas le choix. Selon les ordres, à minuit pile, je devrais tuer mon dernier rattachement à cette population , à ces gens qui ne savent pas ce qu'il se passe sur leur toits, dans la rue, lorsque le soleil part se cacher pour ne pas être témoin du sang qui coule. Ryan n'aurait jamais du croiser mon chemin. Il n'aurait jamais du être aussi généreux , il n'aurait jamais du avoir ce sourire et tout ce qui fait de lui le seul que je n'ai jamais reussi à oublier. Perchée sur le toit d'un hangar , cachée derrière quelques poutres entassées les une sur les autres, je peux parfaitement observer sa voiture vide garée juste en face du bar où il fête ses 19 ans. Ils auraient voulu que je le tue le jour de son anniversaire mais personne ne sait qu'aujourd'hui , ce n'est pas lui qui perdra sa vie. Personne ne sait que je suis juste là pour lui remettre une lettre, mes derniers mots, juste à lui. Soudain , la porte du bar s'ouvre et ces cheveux blond ne laisse aucun doute. Je saute rapidement en bas du hangar comme un chat aurait sauté d'une armoire. Mon arrivée au sol lui fait tourner la tête. Ryan , toujours fidèle à lui même. Le jeune adolescent débraillés et petillant n'aura juste pris qu'une année et quelques centimètres de cheveux en plus. Les yeux écarquillés, Il me reconnait et ses clés tombent au sol. Cela fait plusieurs mois que je suis déclarée morte. Sans attendre, je prend delicatement sa main et depose le papier plié en 4 dans sa main. Il est aussi manipulable qu'une poupée. Il va se faire tard , je dois partir avec que le patron ne se rendent compte de mon absence prolongée. Je pose alors ma main sur son visage et dépose un leger baiser au coin de ses lèvres avant de chuchoter " L'étoile au dessus de ta tête sera toujours la bonne ". Rapidement , je sors un petit sachet de ma poche et le fait éclater. Il ne retrouvera la vue que dans 2 minutes , ce qui me laisse largement le temps pour m'enfuir. Alors que je me met à courrir vers la falaise , j'entend Ryan crié mon prénom. " Julia attends ! " Les larmes coulent sur mon visage, tu te m'attendra plus Ryan. Arrivée en haut de notre falaise, celle de nos soirées et de nos aveux, un dernier regard vers la mer et le ciel s'impose. Ce monde ne m'appartient plus. Je laisse la cruauté de la nuit à qui veux en subir les conséquences. Une derniere inspiration , et mes pieds rejoignent l'un après l'autre le vide. Mes cheveux s'envolent, mes yeux fermés, mon corps est abandonné à la gravité. La nuit m'aura accompagner jusqu'au bout , jusqu'à mes dernières paroles , mes derniers mots, mon dernier souffle.






Ryan ,
J'aurais pu te dire tellement de chose , j'aurais pu tout t'avouer, mais cela n'aurait servi à rien. Je ne peux rien te reveler sur ma disparition sinon ta vie serait mise en danger et c'est ce que je souhaite le moins au monde. Pourquoi est ce que je ne t'écris qu'aujourd'hui ? Parce que je voulais que ce soit toi qui possède mes derniers mots , qui les lisent parce que je n'aurais plus jamais l'occasion de t'écrire. Les lettres ne s'envoit pas du ciel, Ryan. " Les innocents ne partent jamais. " Je ne suis pas innocente, Ryan, je mérite mon sort , mais je veux que tu gardes l'image de moi que tu avais il y a 1ans , celle de la grande skateuse qui frappait sur tout le monde sauf sur toi. J'aurais voulu t'offrir quelquechose, pour savoir que lorsque tu verrais cet objet , tu penserais à moi , mais je n'en ai pas eu la possibilité, cela aurait tout compliqué. Ne cherche pas à comprendre Ryan. Malgrè l'absence de cadeau de ma part , j'espère que tu ne m'oublieras pas , parce que chaque nuit , ton souvenir était le seul à reussir à m'endormir depuis 1 ans. Personne ne doit être au courant de cette lettre , cache la s'il te plait, elle est beaucoup plus dangereuse que ce que tu penses. Je te souhaite tout le bonheur que l'on peut avoir dans une vie , tout l'amour que l'on peut recevoir et donner.

Je t'aime.
Julia.
Un ange déchue qui a repris sa place dans le ciel.




___Une larme vient tacher la feuille , suivie de près par une seconde. Sa tête heurte légèrement la vitre froide de la portière. Son regard embué de larme tourné vers le ciel, il trouve la nuit si noire aujourd'hui. Il ne saura jamais qui l'avait enlevé, il ne saura jamais qu'elle était devenu celle que tout le monde cherchaient , celle dont la tête était mise à pris pour de multiples crimes. Il ne saura jamais les tortures qu'elle subissait à chaque mission echouée, que ce simple enlèvement avait couvert ses mains de sang, qu'il l'avait rendues plus animale qu'humaine. Il ne saura jamais, non jamais. Et peut-être est ce mieux pour lui qu'il garde l'image rayonnante qu'il avait d'elle, l'image qu'il n'avait jamais perdu et ne perdra jamais. Minuit La grande aiguille de sa montre vient de se poser sur le 12. Finalement , ce n'est pas lui qui mourra à cette heure ci. " Les innocents ne partent jamais. "

F I N D U O S .(Relativement court)

# Posted on Thursday, 26 June 2008 at 11:48 AM

Edited on Tuesday, 22 July 2008 at 9:57 AM

OS O S / Yaoi G&G OS < Souviens toi de nos premières fois. > OS/Yaoi G&G

 OS  O S / Yaoi G&G OS  < Souviens toi de nos premières fois. > OS/Yaoi G&G
You're not guilty of the love you had.


_ Mais tu mets trop de sel dans la farce Georg !
_ Mais sinon ça va pas avoir de goût!
_ Ouais mais là tu vas nous griller l'estomaaaac !
_ Tant pis. J'aime quand c'est salé et tu m'aimes , donc chut.
_ Roh... plus têtu que toi ça existe pas.

Gustav abandonna et soupira, signant leur traité de paix en passant ses bras autour de la taille du jeune brun dos à lui et face à la cuisinière. A ce contact , un sourire apparut sur le visage de ce cuisinier en herbe. Il n'aimait et ne savait pas cuisiner, mais aujourd'hui il avait décidé de faire plaisir à son amant, il voulait être le plus attentionné pour ce jour si particulier. 8 septembre 2008. Gustav venait d'avoir 20 ans et Georg venait de se mettre à la cuisine , essayant de se concentrer sur ses lasagnes à préparer alors que le jeune blond collait son torse à son dos. Bien sur que le batteur augmentait les chances que le bassiste rate sa recette - déjà qu'il y en avait beaucoup - mais l'idée que cette étreinte se termine était bien la dernière chose qu'il voulait à ce moment là.

_ Tu t'en sors bien pour une première fois.
_ Je m'en sors bien pour toutes les premières fois.
_ Mouais. T'en menais pas large pour notre première fois... N'est-ce pas mon hobbit préféré ?
_ Bah toi non plus !

Il sourit à ce souvenir, se remémorant la première où ses mains avaient osé , malgré l'hésitation présente - se glisser dans ce boxer devenu trop étroit pour l'excitation du bassiste qui était maintenant son amant de chaque nuit dans ce tour bus réservé au couple.

_ J'me souviens de chaque détails , comme si c'était hier.
_ Moi aussi ... Alors que c'était y a 4 ans.

____

_ T'étais pas obligé d'en faire autant.
_ T'es chiant ! J'en ai pas fait tant que ça, juste assez pour qu'il n'y ai aucun doute sur nous deux !
_ J'veux bien que tu fasses semblant de temps à autre en disant quelques phrases perverses à la Tom , mais t'étais pas obligé d'matter l'cul de la présentatrice à chaque fois qu'elle passait devant toi.
_ Gus ?
_ Quoi ?
_ T'es qu'un gros parano.
_ Les faits sont là.
_ Gus ?
_ QUOI ?
_ Je t'aime.

Un baiser d'excuse en entraînant un autre qui , l'on sait déjà , refusera de se terminer, leur bassin s'entrechoquant, leurs langues dansant une valse sans nom et désordonnée, leurs vêtements ont maintenant rejoint le sol pour la énième fois. Seulement aujourd'hui , leurs lèvres ne suffisent plus, plus du tout.

_ Tu t'rends compte de c'qu'on va faire Geo ?
_ Ce que l'on s'est forcé d'éviter depuis le début.

Le silence sait en dire long. Vraiment long.

_ Georg ?
_ Hum ?
_ Je t'aime.

Allongés sur le lit , leurs yeux brillent, ils s'aiment à en épuiser leur c½ur. Pas besoin de réponse. Ses lèvres tendrement scellées à celle du jeune blond sont assez explicites dans l'expression de ces sentiments. Plus d'une fois ils se sont retrouvés nus l'un contre l'autre, plus d'une fois leurs bouches ont caressé le sexe de l'autre, plus d'une fois leur plaisir s'est terminé dans cette organe buccale. Mais aujourd'hui, leur désir se fait plus exigeant, plus présent. Tout comme ce bassin qui se relève un peu pour que ces doigts viennent se glisser entre ces deux fesses bien musclées par des années de batterie. La douleur leur fait peur, mais surtout le fait de confirmer leur penchant homosexuel en utilisant une pratique propre à cet moeurs. Leur corps n'e sont devenus que plaisir, entrechoquant leurs membres dressés entre leurs deux ventres moiteux alors que quelques doigts s'agitent dans un batteur tremblant. Leurs langues ne se quittent plus, s'enroulant, se caressant, se heurtant, mais rassurant chacun dans leur démarche hésitante vers ce qu'il faut appeler par son nom, la sodomie.

_ vas y Georg... Vas ...y.

Ses deux doigts quittent l'intérieur de Gustav sans même avoir remarqué que ce dernier s'était emparé du lubrifiant pour préparer la scène. Une fois l'orifice et le membre bien « maquillé », Georg remonte un peu les hanches de Gustav avec ses mains et présente son érection contre l'orifice du batteur. Rien ne sert de se précipiter, leur première fois n'appartient qu'à eux. Même le temps ne joue plus dans la partie. Les bras autour de la nuque de son amant, le blondinet ferme les yeux lorsque ce sexe le pénètre lentement, rejetant une légère grimace de douleur. Une fois entièrement à l'intérieur, le brun relache les hanches qu'il tenait pour venir caliner celui dont il craint la souffrance. Un baiser dans le cou et un autre sur la tempe, sa voix vient caresser cette oreille si proche de sa bouche.

_ ça va ?
_ Ge... Georg ... Vas y.

Ses paroles ne suffisent pas et son amant comprend son impatience lorsque son bassin commence à onduler sur ce sexe. Embrassant leur mâchoire sans ménagement ni précision, le plaisir les emporte ailleurs que dans cette chambre, voire même ailleurs que dans ce monde. Leurs doigts calleux ne savent même plus où donner des caresses, les mouvements de Georg se faisant de plus en plus rapide , ne s'imposant plus aucune limite lorsque son amant pose ses mains sur ses fesses, imposant une cadence plus rapide mais toutefois plus douloureuse pour les muscles du brun. Tant pis , le plaisir sait si bien surpasser la douleur.

_ Oh ... Georg.
_ Je... Je t'aime Gus'...Pu..tain je... t'aime.

Lorsque l'aîné réalise que le summum du plaisir se rapproche, il saisit le sexe de son partenaire de sa main transpirante et en va et vient désordonnés, dans un dernier coup de rein contre la prostate de son cadet, les deux amants deversent leur semence, digne résultat de leur plaisir l'un dans l'autre , et l'autre dans l'un. La fatigue s'incrustant rapidement à la place du plaisir , le jeune brun s'allonge lentement sur le corps de son amant, déposant au passage un léger baiser fiévreux sur ses lèvres et remarquant son regard toujours aussi éclairé. Le blond l'entoure alors de ses bras et malgré son essoufflement, Georg peut entendre un « je t'aime » soufflé au creux de son oreille. Oui , ils s'aiment aussi à en épuiser leurs corps.

____

_ Et notre premier baiser ? Tu t'en souviens.
_ Et ta putain de Kathrin !
_ J'pouvais pas faire autrement ! N'empeche que sans elle on n'en serait peut être pas là.
_ Mouais ,tu ferais mieux d'faire attention à ta farce au lieu de défendre cette blondasse.

___

_ Gus ? Tu m'fais la gueule ? S'il te plait , réponds moi ! Arretes de m'ignorer, dis moi quelque chose.

Son ignorance le rend fou, et l'insupporte à un point inimaginable. Du jour au lendemain, son meilleur ami avait cessé toute communication, évitant tout regard, toute parole.

_ Je t'en prie Gustav ! Dis moi ce que j'ai fais ! C'est Kathrin c'est ça ? T'es amoureux d'elle ? Tu veux pas que j'lui dise oui ? Gustav s'il te plait regarde moi ! PARLE MOI !

Sans ménagement, il attrape les bras du jeune silencieux pour le retourner face à lui et lui plaquer contre le mur , question qu'il ne puisse plus fuir. Aucune réaction. Même face à cette violence, à ces yeux vert assombri par la rage d'une amitié brisée, Gustav ne bouge pas , ne dit rien, juste baisse les yeux.

_ Gustav. Dis moi ce qui vas pas, je t'en supplie. Ça fait 3 jours que j'suis fou à pas savoir pourquoi mon meilleur ami refuse de m'accorder un seul mot ni même un seul regard ! Gustav, dis moi simplement quelques mots, pour que je comprenne. Ça un rapport avec Kathrin ?

Le jeune blond maintenu fermement contre le mur hausse les sourcils, signe d'évidence.

_ Tu m'as dit que tu ne ressentais rien pour elle, que c'était pas ton genre ! J'en ai marre Gustav! Tu l'fais exprès ou quoi ? Fabian m'a aidé pour qu'elle se décide à me demander de sortir avec elle et toi tu me fais la gueule alors que j'avais ton accord ! Dis moi ce qui va pas chez toi merde ! Dis le moi une bonne fois pour toute putain ! C'est quoi ton problème hein ? C'est quoi ?

Les yeux du blond s'assombrissent à leur tour. Cette phrase a réveillé la rage qu'il essayait tant bien que mal de garder au fond de lui, l'impossibilité du silence s'imposant à lui.

_ Mon problème tu veux savoir ? c'est toi mon problème ! Oui Georg, c'est toi le gros con que j'aime! Oui Je t'aime ! Et c'est ça mon problème Georg ! T'es content maintenant ?

Les larmes aux yeux, le jeune batteur qui vient de quitter son silence se dégage violement de l'emprise d'un Georg dont les yeux perdus dans le vide sont témoin de son étonnement. Gustav quitte alors la chambre en courant, se dirigeant vers son garage, vers la seule qu'il aimerait toujours sans en souffrir, sa batterie.

Une dizaine de minute après, le jeune brun se décide enfin à rejoindre celui qui se défoule sur son instrument résonnant dans toute la maison.

Arrivé en bas, la porte est grande ouverte, et au moment de son entrée dans le garage; Gustav cesse tout mouvement.


_ Laisse moi. S'il te plait laisse moi. Je t'ai dit la vérité , tu as eu ce que tu voulais laisse moi maintenant.
_ Je vais dire non à Kathrin.
_ Hein ?
_ Je ne veux pas sortir avec Kathrin.
_ Tu changes d'avis en 5 minutes ?
_ Je change d'avis en me souvenant des ... des battements de mon c½ur lorsque tu t'es endormis ... contre moi ... le 31 octobre, y a 4 mois. T'avais tellement peur à cause de l'exorciste que tu m'as demandé de dormir avec toi... Tes cheveux chatouillaient mon coup à chaque fois que tu bougeais un peu la tête...

Un sourire se dessine le visage du bassiste , bien vite effacer lorsque le blond reprend la parole, l'expression toujours rude et sèche.

_ Et Kathrin ? Pourquoi t'as demandé tout ça à Fabian ?
_ Tes yeux savent pas me mentir. Je voulais savoir si ce que je pensais était vrai. J'avais déjà du mal à résister à toutes les questions que je me posais , que je n'aurais pas supporter de te révéler... mes sentiments en apprenant qu'ils ne sont pas réciproques. Excuse moi Gustav. Elle était un bon pion facilement utilisable, c'est tout.

Il n'en croit pas ses oreilles , ni ses yeux , ni tout son corps qui est paralysé au paroles de Georg. Une multitude de questions l'assaillent, occupent ses pensées, lui faisant oublier la présence du jeune bassiste.

_ J'ai . . . Besoin de prendre l'air.

Il sort précipitamment de son garage et se dirige vers la cuisine. Il se jette sur le réfrigérateur pour vider une bouteille d'eau et tenter de la lancer dans la poubelle. Raté. « Merde ». D'une mine perdue, il appuie ses mains sur le plan de travail , se soulevant pour s'asseoir à l'ex-emplacement de ses mains. La tête baissée, il devine la présence du bassiste en entendant ses baskets heurter le carrelage.

_ Elle était juste un pion ? Rien qu'un pion ?

D'autres pas se font entendre. Des mains se posent sur les cuisses du perché, des mains certes hésitantes et moites, mais dont la présence venait de faire bondir le c½ur du batteur dans sa poitrine.

_ Rien de plus qu'un simple pion.

Un regard verts pétillants, plongé dans ces yeux d'un marron foncé si éclairé par ses sentiments, le silence est devenu roi. Il m'aime, il m'aime, il m'aime. Oui il l'aime. Sans jamais briser le lien visuel, les mains de Gustav rejoignent celles posées sur ses cuisses, dans un contact électrifiant pour chacun. Et même si leur c½ur battent la chamade aussi vite et fort l'un que l'autre, leurs visages se rapprochent avec la lenteur d'un premier baiser. Leurs yeux se ferment l'un après l'autre, leurs lèvres douces par la jeunesse se rencontrant timidement. Plus rien n'est maintenant présent autour d'eux, seulement leurs sentiments, leurs bouches et leur hésitation. Le blond est le premier à oser presser légèrement ses lèvres contre son homologue attendant une réponse de son désormais petit ami. Réponse qui se fit alors immédiate lorsque leurs lèvres s'enmèlent désormais mettant de côté la timidité. Leurs mains se détachent pour venir caresser la chevelure de l'autre , certaines mains se perdant dans une longue chevelure brune, d'autres dans de courtes mèches blondes. Prenant les initiatives, l'organes mouillées et rose du bassiste vient gentiment se heurter à celles qui lui bloquent le chemin. Gustav n'hésite pas longtemps et il suffit d'une seconde pour que ses lèvres s'entrouvrent lentement, les deux langues se découvrant en caresse voluptueuse. Puisqu'il faut une fin à tous les baiser , et même aux meilleurs, leurs bouches finissent par se quitter , laissant leurs lèvres encore rouges et humides de leur premier baiser. Un regard, un sourire. La gène d'une première fois, la gène de la découverte de l'autre monde.

_ Et moi j'aime ce gros con qui s'apelle Gustav.

Un sourire béat sur les lèvres, ses bras entourant la nuque de Georg, son dos se courbe pour que sa tête puisse venir se nicher dans le cou du jeune brun. Si on lui avait dit hier que Georg ressentait la même chose que lui, il n'aurait même pas pris attention à vos paroles et aurait cru à une moquerie. Aujourd'hui , si vous lui dites que Georg l'aime, il vous affichera un grand sourire amoureux, et les yeux brillants, une légère teinte rosée sur les joues, il vous dira « Oui, je sais. Moi aussi je l'aime. ».

____

L'un contre l'autre, le dos du plus chevelu appuyé contre un plan de travail, leur amour se manifestait de nouveau par un baiser plus qu'amoureux. Leurs mains valsant sur leur torses, sûrement y avait-t-il encore plus de chance que la farce soit ratée. Déjà qu'il y en avait beaucoup.

E N D

# Posted on Thursday, 26 June 2008 at 12:13 PM

Edited on Sunday, 08 March 2009 at 6:10 AM

OS O S / Yaoi G&G OS < If I'm crazy of insane. > OS/Yaoi G&G

 OS  O S / Yaoi G&G OS  < If I'm crazy of insane. > OS/Yaoi G&G
Partie 1 - " Follow me into my dream "
Sur une chanson d'Empyr " March On "


March on little soldiers
March on little sinners
Reaching for the end again


Les jours passent mais ne se ressemblent pas, malgré les apparences. N'importe qui n'aurait jamais rien remarqué, n'importe qui aurait cru à mon trintrin habituel. Mais tu n'es pas n'importe qui - malheureusement - et je sais que, malgré ton ignorance, je suis persuadé même, que tu connais ma souffrance, que tu sais que chaque jour, une nouvelle façon de souffrir s'offre à moi. De nouvelles façons peut-être volontaires de ta part. Je n'en sais rien et au fond , rien ne sert que je ne le sache ou pas ; la souffrance reste la même, la mienne. Pourtant, crois moi que je ferme les yeux, que j'essaie de me boucher les oreilles pour ne rien savoir de tes actes, mais ça ne suffit pas. Je finis toujours par sentir ce couteau s'infiltrer dans la plaie que tu as ouverte ce jour là. Il n'y a aucun doute que tu t'es déjà - plus ou moins gentiment - frottée à quelques filles depuis ce que l'on peut appeler " nous ", mais je ne veux pas le voir et je ne le vois pas. Je ne tente même plus une apparition dans les aftershow car je sais plus ou moins ce que tu y fais. Je me doute bien que quand tu reviens à l'hôtel, tu n'es surement pas seul ou alors une bonne odeur féminine doit envahir ton cou et ton tee shirt. Les yeux fermés, les oreilles bouchés, la réalité vient toujours me cogner ; mais je préfère me dire que finalement, si je n'ai aucune preuve, cela ne s'est peut être pas passé. Tu es un homme, je devrais trouver ça normal, et d'un côté ça l'es... pour un homo refoulé. Ne le crois pas si ça peut te faire du bien, ne le crois pas. N'essaye pas de comprendre, Georg. Parce que je crois que pour faire ce que tu fais aujourd'hui, il ne faut pas beaucoup essayer de comprendre. Heureux sont les ignorants, n'est-ce pas ? Mais ça n'a rien de valorisant. Bill - qui est le seul au courant - me reproche souvent de m'éloigner, de m'enfermer loin du monde extérieur, des fêtes et des rencontres ; mais pour moi la solitude est devenu un bonheur, un met rare que je chéris de plus en plus - autant que toi avec ton ignorance. Tellement que je m'en effraies, parfois. Être seul avec ma batterie me suffit. Être seul avec ma batterie remplace le " être seul avec toi ". Parce qu'il ne me reste plus que ça. Parce qu'au fond, ce que je supporte se résume à ça. Parce qu'au fond, je ne supporte plus ces gens qui déborde de bonheur, de tabac et d'alcool, je ne supporte plus ses filles qui viennent m'aborder sans même reconnaître mon penchant pour la gente masculine, je ne supporte plus cette chaleur qui règne dans ces endroits, cette chaleur qui règne près de toi, tout ses gens qui ne savent rien de ma souffrance. Je ne supporte plus rien. Je ne supporte plus ce souvenir et je ne me supporte plus. Je ne supporte plus de t'aimer et je ne te supporte plus. Et parce qu'au fond, la seule chose qui revient toujours, c'est toi.


March on little brothers
March on little sisters
Can you reach the light again


A ce jour, la lumière ne fait que souligner mon visage aux yeux ternes et cernés, fatigué par un amour à sens unique. Mais mon visage t'importe peu, tout comme mon corps. Tu le délaisses aux profits de corps et de visages beaucoup plus fins, beaucoup mieux sculpté pour cet hétéro pour lequel tu te fais passer. Puisque que tu ne l'es pas ou plus, je le sais, je le sens. A moi tu ne me le feras pas croire. Pas après " nous ". Personne ne peux l'accepter à ta place, alors tu le refuses, comme beaucoup font. Tu n'es qu'un lâche.


And I broke my fingers one by one
Just to see if I'm alive


Tu sais, Georg, pendant l'unique moment où tes lèvres ont rencontrées les miennes, je me suis demandée plusieurs fois si je ne rêvais pas, si je n'allais pas me réveiller quelques secondes après, pour me retrouver seul dans mon lit avec pour fond sonore ses petits gémissements de poufs qui me prouveraient qu'un de vous s'est entiché d'une nouvelle Barbie. Mais je n'ai pas rêvé - et peut être aurait il mieux fallu que ce soit le cas. Je n'ai pas rêvé et souffre de ce réel songe chaque heure un peu plus. Tu t'en fou, hein? Dis le que tu t'en fou. Dis le, avoues que la seule chose qui t'importe, c'est de retrouver ton hétérosexualité , de t'en persuader, peu importe le prix, même si elle doit te coûter mes sourires, mon coeur, ma vie, mon corps, tout ce que je t'avais offert sans hésiter - est ce possible d'être aussi naïf ? J'en suis la preuve vivante, ou plutôt morte. Disons la preuve vivante qui se voit mourir. Tu sais, l'amour ne rend pas seulement aveugle. Il rend tout autant con et sourd. Con aveugle et sourd. Je l'étais. Je le suis. Et je le serais encore plus demain, comme je le suis aujourd'hui plus qu'hier. Si tu me lisais, tu te dirais que je suis fou, que je suis mazo, que je fonce volontairement dans ce mur de béton infranchissable. Oui je fonce. Tant pis, je n'ai plus rien à perdre - ou alors tellement de superficialité. Oh, sûrement suis - je déjà rentrée dans ce mur plusieurs fois et même à chaque fois que je finissais en larme, comme une loque tremblante sous ses couvertures qui ne m'amenait aucune chaleur, aucune étant possible de me réchauffer, la seule étant la tienne. Si tu savais... Si tu savais comme tu me manques. Tu me manques. Tu m'as humilié, blessée, délaissée, ignoré, snobé, mais tu me manques. Même des coups me réconforterait, intéresserait une partie de toi à mon corps. Oui , tu aurais raison. Je suis maso, je t'aime.

Follow me into my dream
Tell me if I'm crazy or insane
I saw the one wing angel bleeding
He can't die but he's trapped in his pain



Tu te souviens de cette nuit. Je ne te pose pas la question , car je sais que tu t'en souviens, justement. Tu te souviens de cette soirée à laquelle tu avais trop bu, où j'ai du te raccompagner, t'épauler jusqu'à ta chambre pour finalement te tenir les cheveux pour que tu vomisses, même si la moitié a malheureusement fini sur ton tee shirt. Peut être qu'un jour tu oublieras , peut être qu'un jour tu m'oublieras, mais aujourd'hui souviens toi : tout est parti de là. Tu étais dégoûtant, tu m'écoeurais tellement que je t'ai déshabillé tant bien que mal pour te foutre sous la douche en boxer, t'essuyant comme une mère ferait avec son gamin. Tu rigolais, moi aussi. Ce n'était pas drôle mais j'aimais ton rire. Je t'aimais. L'eau trempait chaque parcelle de ta peau, brillante , me donnant envie de toi, tes mains glissant sur ton corps que je te jalousais - étant plus svelte que le mien. J'essayais de faire abstraction de tes mains sur ton corps, de cette eau qui venait glisser sur ta peau, me frustrant au plus haut point en empruntant tous les chemins interdits à mes lèvres et à mes mains. Et comme un idiot que tu étais devenu l'alcool aidant, tu as trouvé ça marrant de me tirer violemment par le bras pour me foutre sous la douche moi aussi. Je crois que je ne t'avais jamais autant insulté. Je crois aussi que tu n'avais jamais autant ri. Tu avais peut être perdu toute lucidité, mais tu n'avais rien perdu de ta force physique. Trempé jusqu'aux os, j'ai du t'emprunter tes vêtements pour éviter de me faire incendier par la femme de ménage lorsque je parcourrais les couloirs pour rejoindre ma chambre. Un instant je t'ai regardé, allongé en étoile sur ton lit, fixant le plafond qui avait l'air de t'être captivant. Tes cheveux avaient bouclés et en règle général , tu aurais hurlé face à une telle catastrophe capillaire, mais ce soir là, ton sang était encore trop alcoolisé pour que tu ne t'en rendes compte. Tu n'arborais plus aucun signe de superficialité, je te trouvais magnifique. Et tu l'étais. L'évidence était là, je t'aimais, je te désirais, encore plus que ces autres jours où je te le cachais. Et c'est au moment où j'allais me décider à partir, que tu as commencé à parler, ta voix étant toujours celle d'un bourré. Ton attitude aussi , d'ailleurs. Qui aurait pu rigoler d'une telle façon en parlant de sa plus grande frayeur à part un fou ou un bourré ?

_ J'ai la trouille Gus'. J'ai la trouille que Tokio Hotel chute, que Tokio Hotel se sépare. J'ai la trouille d'être séparé de toi. Avais tu prononcé telle une blague ou une petite histoire, avec cette légèreté que l'alcool fournit.

Tu avais le sourire aux lèvres et un petit rire de temps à autre, signe que tu ne savais pas l'impact et l'importance de tes paroles. Tu avais choisi la voie - et voix - du lâche. Tu avais bu pour m'en parler, tu avais bu pour en rigoler, tu avais bu pour ne pas être confronté à ma réaction. Tu ne te doutais pas une seconde, que de retour dans ma chambre, après que je t'ai couché sous les draps et que je t'ai dit de ne plus y penser, tu occuperais ma nuit par mes pensées, laissant mon c½ur battre si fort pour quelques mots prononcé par un homme complètement saoul.

The moon crashed on the earth and
I count myself to sleep
'Til I open up my eyes again

Le lendemain matin, accoudé à ta fenêtre, tête baissé et cheveux encore bouclés, je savais déjà ce que tu allais me dire. Je savais déjà que lorsque je m'accouderais à côté de toi, tu commencerais à parler, me présentant tes excuses. En revanche, je n'aurais pas pensé que tu abordes toi-même ce sujet ; c'était généralement moi l'auteur de nos longs échanges silencieux.


_ Merci d'avoir été là hier soir. J'ai vraiment été pitoyable.... C'était ...ma façon à moi de noyer la ... trouille dont je t'ai parlé. Avais tu dis d'une voix hésitante, presque fragile.
_ Georg ...

Combien de fois avais-je essayé d'aborder ce sujet ? Combien de fois l'avais tu fuit alors qu'une réelle discussion s'imposait ? Mieux valait ne pas calculer. Avais tu déjà penser une seconde , qu'un jour, notre passion rendrait l'avenir pétrifiant ? Mieux valait ne pas se retourner. Et aujourd'hui que tu m'en parlais, je n'avais rien à te répondre.

_ Regarde cet immeuble avec cette tour en pique là haut. Si tu grimpe en haut en montant très vite, tu y arrivera le premier, mais tu ne sais pas combien de temps tu tiendras parce que tu est fatigué, et qu'il faut se tenir aux parois pour ne pas glisser. Et si tu glisse, tu tomberas à piques, parce que tu n'auras plus aucune force pour te rattraper. Moi je nous vois, tout en haut, on s'accroche, mais l'on est fatigué. Je ne sais pas combien de temps on tiendra. Je ne sais pas combien de temps je tiendrais, Gustav.

Tes yeux cherchaient du soutien dans les miens. Je savais exactement ce que tu ressentais, je connaissais ta peur : nous possédions la même. J'étais toujours ton secours, mais, malgré moi, je n'avais jamais été réellement capable de te rassurer.

_ Moi non plus. Je ne sais pas combien de temps je tiendrais. prononçais-je lentement d'une voix monocorde.
_ Et si je glisse ? Prononça tu, comme une évidence, comme une fatalité.
_ Je te retiens.
_ Et si tu n'as pas assez de force pour me retenir ?
_ Je glisse avec toi.

Mon regard scrutait le tien. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu d'une telle couleur, que je n'avais pas ressenti ce même sentiments qui m'envahissait lorsque tu te confiais à moi, rien qu'à moi. Lorsque tu avais besoin de moi, rien que de moi. Je glisserais avec toi. Je ne suis pas du tout certains que tu puisses faire la même chose pour moi, mais c'est tant pis - voir tant mieux. Sans hésiter , je te suivrais. Sans hésiter, ma vie s'éteindrait avec la tienne.

_ Tu vas sûrement trouvais ça con et niais , tu peux ....

Ne dis rien, j'ai compris. J'ai aussi bien compris que si tu me l'avais crié, que si tu me l'avais supplié.

_ Viens là, petit mouton. Répondis -je dans un sourire, tendant un bras qui vint te serrer contre moi, rapidement rejoint par le second.

Tu faisais souvent ça, il y a quelques années. Quand tu étais contrariée, que tu sortais perdant d'une bagarre ou d'une dispute, instinctivement , je te prenais amicalement mais fermement dans mes bras. Au fur et à mesure de notre étreinte, la fermeté laissait place à la délicatesse, lentement, pour ne pas te déstabiliser. On était jeune, et au fond, nous le sommes toujours... même un peu trop... Mes bras entourant ton torse, je me remémore encore l'odeur de ton après shampoing et cette mèche fourchue que je fixais avant de fermer les yeux, tentant d'isoler notre étreinte du reste du monde. Je sentis tes bras serrer mes épaules un peu plus fort, ce qui déclencha un étrange sourire sur mes lèvres. Tu aurais pu serrer à m'en briser les os que j'en aurais été ravi. Tu avais besoin de moi, et ça , ça valait tous les sacrifices du monde.

_ Tu glisserais vraiment ? Avais demandé ta petite voix douce dans mon dos.
_ Sans hésiter.

Tu n'aurais pas du relever la tête après ces mots. Tu n'aurais pas du croiser nos regards et plonger tes pupilles dans les miennes pour mélanger nos sentiments. Tu n'aurais même pas du prononcer ses mots. Et par ta faute, nos visages se sont trop rapprochés, nos souffles se sont trop mélangés. Par ta faute, nos yeux se sont fermés, nos lèvres capturées dans une extrême douceur que je ne te connaissais pas. Tout était de ta faute. Mes lèvres ne cessaient de capturer ton inférieure, douce prisonnière de ma chair et de ma douceur. Puis soudainement, tu as voulu prendre des initiatives, dépasser la barrière de nos lèvres en pressant tes lèvres contre les miennes avant de les entrouvrir lentement , un brin hésitant, glissant ta langue juste contre ma bouche, qui t'offrit sans attente ce que tu cherchais. Ta main serrait délicatement mon tee shirt, m'attirant vers toi, collant nos torses et nos c½urs agités. C'était tellement beau, tellement fort que mon coeur aurait pu s'en épuiser. Tout était de ta faute. Je tremblais un peu, je crois que toi aussi. J'avais peur que tout se finisse en une fraction de seconde, que tu ne me repousse violemment, brisant ce lien si fragile qui venait s'installer lentement, chatouillant nos c½urs et nos corps. Le désir se mêlant à nos sentiments dont nous ne connaissions même pas la signification, tu m'avais poussé vers le lit, lentement, doucement, mais sûrement. Tu le voulais, je ne t'y ai pas obligé, jamais. Tout était de ta faute. Tes coudes soutenant ton torse au dessus du mien, je n'osais pas relâcher nos lèvres, je n'osais pas croiser ton regard, de peur qu'il ne te sorte de cette sorte de transe dans laquelle tu nous avais mêlé. J'avoue avoir été égoïste à ce moment là. Mais ça restait tout de même de ta faute. Et doucement, tu avais posé ton bassin sur le mien, l'appuyant discrètement, avant qu'il ne caresse son homologue lentement , trop lentement. Mon corps te rassurait, je l'ai compris plus tard. Aucun de nous deux n'était près, et nous le savions, mais c'était tant pis. Nos corps nous appelait, nos corps s'aimaient. Du moins, pendant cet instant là. Le désir remplaçait ta peur, envahissait ton corps et te faisait tout oublier. Tout oublier sauf ma présence. Une main s'emmêlant dans tes cheveux, profitant de cette bulle qui nous entourait, j'avais laissé l'autre partir sous ton tee shirt, découvrant une peau plus douce que je ne le croyais. La tienne avait pris le même chemin, instinctivement. Nous étions comme enfermées dans une bulle de douceur, de plaisir, de chaleur. Une bulle si précieuse et pourtant si fragile. Cette bulle dans laquelle nos bassins s'entrechoquaient, dans laquelle mon cou était couvert de tes baisers, dans laquelle le temps s'était arrêté. Cette bulle dans laquelle mon c½ur s'est brisé lorsque les cris des jumeaux dans le couloir l'avaient faite éclatée. Elle était si confortable, si précieuse et pourtant ... Sursautant, tu m'avais observé avec peur, tristesse, venant ensuite le dégoût avant que tu ne saute du lit, trébuchant même. Avant de sortir, tu avais jeté un dernier regard derrière toi, le premier que je n'ai jamais réussi à déchiffrer, le premier à avoir nourri cette blessure. Ce « nous » n'avait duré que quelques minutes, m'étant paru des heures, mais il avait suffit à détruire la carapace que je m'étais construit quelques mois auparavant, celle qui réussissait plus ou moins à ralentir ma destruction, celle que tu avais déclenchée, sans le savoir.


March on little brothers
March on little sisters
Show them what you've got inside


Et les jours passent , sans se ressembler, comme les souffrances se succèdent , toute plus originales et variées. Je n'aurais jamais cru la douleur aussi vicieuse. Et j'aurais préféré ne pas le savoir. Je ne t'aurais jamais cru aussi lâche et vicieux. Et j'aurais préféré ne pas le croire.

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Partie 2 " He's heaven in hell.
Sur le derivée d'une chanson d'Empyr " My empress"

Contageous tears flow in my veins
Sometimes my bones pierce my skin 'cause
He is the one that I miss please
Fill me with his memories
Fill me with his poetry


Tu est assis là, en face de ta basse, le regard fixée sur elle, la pièce étant rempli d'une étonnante monotonie. Tes points posés sous ton menton, je ne peux voir que le bout de ton nez dépassé de tes cheveux que tu n'as pas lissé ce matin. Un peu moins de superficialité en toi. Peut être un signe, peut être pas. La paranoia aussi est devenu quelque chose de commun chez moi.

_ Elle ne m'intéresse même plus, elle ne m'attire même plus. J'ai beau joué des heures sans m'arrêter, la seule chose qui en ressort, c'est mes doigts qui me font mal.


Ta voix vient tout à coup de s'élever, cognant contre les murs, contre les vitres, dans ma poitrine, pénétrant mon coeur qui renvoie le sang dans mes veines d'une telle violence, la violence de celui qui veut vivre. Sensation oubliée. Pourtant, elle était douce, ta voix. Tu n'as pas parlé fort, ni fermement, mais tu m'as parlé à moi, rien qu'à moi; rien que pour nous deux. Et ça ne nous était plus arrivé, plus une fois depuis 3 semaines, 5 jours et une dizaine d'heure. Je crois que tu ne te rends pas compte. Tu attends ma réponse, sans te retourner. J'aimerais croisé ton regard, soutenir ses yeux clairs par cette lumière, ses yeux qui doivent se perdre face à cette basse qui n'a, maintenant, plus aucune valeur pour eux. Mais tu es un lâche, et il t'est encore trop dur de voir le résultat de tes choix.

My emperor
Ready to rebuild


_ Tu l'as toujours aimée plus que tout , à part sûrement ta mère. Quand tu as eu ta première Sangberg, tu étais comme un fou. Tu n'as jamais voulu que je la touche. Tu disais que j'étais un batteur, que je tapais sur tout ce qui bougeait, et qu'elle était plus en danger avec moi qu'avec quiconque. dis- je sur un ton amusé , laissant apparaitre tout de même une pointe de reproche.
_ Tu étais pareil avec ta batterie.
_ J'étais pareil avec toi.
_ Avec moi ?

Ta voix est froide et craintive. Je sais que tu me crains Georg, je sais que tu as peur que je t'en parle mais la vérité est là, elle te parle. Je suis là Georg, je suis toujours là, moi et ma souffrance. Je n'ai pas disparu lorsque tu as décidé de m'ignorer, bien au contraire. Plus tu m'effaçais, plus mes pas empiétaient sur les tiens. Regarde nous. Oui Georg , il y a une vérité. Et elle est là , elle te parle , elle a pleurée et veillé des nuits entières pour - ou à cause de - toi. Elle est encore plus présente maintenant, et c'est ça qui te fait peur n'est-ce pas ? Le chemin se rétrécit, tellement qu'il en devient un cul de sac où je te bloque le passage. Si tu recules, tu te heurtes à moi, si tu avances, je serais là pour que l'on escalade ensemble ce mur qui te semble si haut.

_ Tu sais, ta basse n'aurait pas été en danger avec moi. J'aurais été doux, aussi doux que je l'ai avec toi. Je n'aurais pas forcée sur les cordes. Je l'aurais juste d'abord effleurer , pour savoir son son, sa réaction. Comme avec toi. Je ne t'ai pas brusquée, je ne t'aurais jamais forcé. J'attendais tes réponses, j'attendais que tu me suives pour encore avancer. Ensuite, j'aurais pris de l'assurance. Mes doigts se seraient gentiment lier avec les corde, cherchant un son qui ne (te) soit pas désagréable. Cherchant toujours ce son grave qui m'autoriserait à continuer. Comme avec toi. J'ai pris de l'assurance, j'ai avancé alors que tu suivais, et ça ne t'était pas désagréable, tu me l'as dit. Mais...
_ NON !

Je ne dois pas parlé de la fin n'est ce pas ? Elle te fait peur autant que moi. Elle te fait peur autant que nous. Ta tête cachée dans tes mains, je m'assois à tes côtés, pose mes mains sur tes bras et te tourne vers moi avec toute la fermeté dont j'arrive à faire preuve. Regarde moi, assume nous. Et me surprenant au plus au point, tes mains viennent vivement entourer mon torse, nichant ta tête dans mon cou. Tu ne m'as même pas regardé - cela reste trop dur- , tu as juste acquiescé à ta façon, te réfugiant contre ce corps qui t'attirait autant que tu le repoussais. Maintenant écoute bien. Sûrement entends tu mon coeur qui martelent dans ma poitrine. Ce coeur qui avait oublié combien ce genre de martélement faisait du bien. Ecoute le, encore et encore. Plus tu me serres fort, plus ses battements deviennent audible et rapide. Ne t'en lasse pas, et dis toi que c'est toi qui le fait battre, dis toi bien qu'il est entre tes mains.

I engraved his face in my sky
Draw his eyes on my retina
Trust me it's too hard to say it
Find the words and sing it
He's heaven in hell
He's everything


_ Je suis désolé. T'excuse tu, resserant ton emprise autour de moi, ma main caressant tes cheveux un peu sec par les nombreux lissages qu'ils ont subits , ma tête posée contre la tienne.
_ Heureusement. Dis je d'un ton amusé.
_ Je suis vraiment désolé Gus'. Tout est de ma faute. J'avais peur, Gustav. J'avais peur. Je suis ...

Mon doigt se pose sur tes lèvres, te faisant taire. Je ne veux pas de tes explications, je sais déjà tout ça. Je veux autre chose, je veux te retrouver, je te veux. On pourrait dire que je suis rapide à pardonner, et pensez le si vous le voulez, mais la vie est courte , et nous avons déjà tellement perdu de temps. Je sais ce que j'ai à lui pardonner, et je connais la cause de ses actes,. Une multitude d'excuse ne changerait rien , le passé reste là , et nous aussi. Alors ne perdons plus de temps.
Mon doigt descendant de tes lèvres pour se poser sous ton menton, je relève lentement ta tête, comme la première fois, sauf que celle-ci n'est pas une erreur. Ton regard croise le mien, se noie et coule, sauf que cette fois, il sait y respirer. Ton visage se rapprochent, nos lèvres se retrouvent, ont le merveilleux goût d'une retrouvaille. Je le sens, notre empire se reconstruit, les murs se relèvent, cette destruction est fini. J'en suis certain, ton coeur me l'as promis dans ce baiser, dans ton étreinte et dans tes paroles. La posture dans laquelle tu es n'étant pas très confortable, tu m'allonges doucement sur le lit et sans pour autant quitter mes lèvres, tu enjambes mon corps pour te retrouver au dessus de ce dernier. Delicatement, tes lèvres quittent les miennes, te laissant les contempler, m''observer, de ces yeux vert que je redécouvre, où les étoiles brillent autant que dans mon regard noisetteq. De mes doigts abîmés, je replace une mèche de cheveux derrière tes oreilles, te décrochant un sourire avant que ma main ne se replace sur ta hanche. Ca ne sert strictement à rien, sachant que dans quelques instant elle retournera chatouiller mon cou ou mon visage, accompagnant notre prochain baiser, mais c'est une attention comme les autres, une attention qui te fait sourire. Parce que ton sourire te rend encore plus magnifique que tu ne l'es déjà à mes yeux, et que je donnerais tout pour que tu ne le perdes jamais. Jamais. Mettant fin à ce regard, ta main glisse sur ma joue, juste avant que je ne retrouve tes lèvres et ton corps qui vient s'asseoir sur mon bassin. ta bouche dessinant des dessins plus qu'originaux sur ma pomme d'adam ainsi que le reste de mon cou. Je frissonne sous tes caresses et passent une main dans tes cheveux. Ta main dérive alors beaucoup moins gentiment sous mon tee shirt, chatouillant la peau de mon ventre de tes doigts épais et quelque peu rèches . « Georg, t'es sur que c'est-ce que tu veux ? » Tu relèves la tête, l'espace de quelques secondes, me sourit pour ensuite renouer nos lèvres. Entre deux baisers, tu prononces « C'est toi que je veux. ». Me libérant à contre c½ur de tes lèvres, je ne veux pas que tu te précipites au risque de te perdre encore une fois. Maintenant que tu m'es promis, j'attendrais le temps qu'il faudra, le temps qu'il te faudra. « Tu n'es pas obligé de faire ça pour m'avoir. Je suis déjà à toi, et ça depuis plus longtemps que tu ne le crois. » Tes lèvres s'étirent à nouveau dans un sourire, un sourire que je ne saurais qualifié, un sourire qui me plait. Nos regards scellés par un lien invisible, tes cheveux chatouillent mes joues, comme je l'avais prévu. Sans dire un mot, ton corps quittent le mien pour ensuite venir s'y blottir, ta tête juste au dessus de mon c½ur. Ne t'impose rien, ne t'oblige à rien, tu me suivras en temps voulu. « Ne te force pas. Je t'attendrais. » « J'ai juste besoin d'un peu de temps. Excuse moi » « Ne t'excuse pas. » ... Le silence sachant si bien s'imposer, ma main caresse lentement tes cheveux, tes doigts jouant avec un coin de mon tissus. « Tu crois qu'un jour je pourrais effacer ce que je t'ai fais ? » « C'est déjà fait. Je ne veux pas perdre de temps à t'en vouloir. » « C'est si facile ? » « Oui...parce que je t'aime. » Je sais qu'il te faut du temps pour me le dire, et je sais que tu me le diras, en temps voulu. Je ne veux pas d'un « je t'aime » bâclé et imposé. J'attendrais, je t'attendrais.

My emperor
Ready to rebuild

Tu trouveras au fond de toi ce que nous n'avons jamais perdu. Nous ne sommes jamais perdus. Juste éloignés, comme deux aimants dont certaines fassent se rejettent, alors que les autres s'attirent violemment. Regarde derrière toi. Regarde bien et tu verras. Nous nous sommes toujours aimés. Même sans le savoir, nos faits et gestes nous rapprochaient, nous donnaient un alibi pour se toucher, se parler, s'apeller, se tapper, voir même se battre. Tout était bon pourvu que ce soit fait à deux, à nous deux. Mais tu avais peur , et je n'arrivais pas à le comprendre. Nous nous sommes heurtés à un mur ensembles et nous nous en sommes éloigné ensemble. A nous d'affronter ce que nous sommes.

My emperor
Ready to rebuild

Les yeux fermés, je pourrais dire que tu es en transe. Les lèvres de ton amant parcourant gentiment ton cou, ta basse extériorisant un son que tu diriges enfin, tu ne demandes rien de plus. Nous n'avions rien a envier au paradis. Lorsque nous fermons les yeux, nous savons toujours nous retrouver. Lorsque nous nous éloignons, nous savons toujours où se retrouver. Et lorsque nous tomberons, c'est ensemble que nous saurons nous relever.

E N D

# Posted on Friday, 04 July 2008 at 5:14 AM

Edited on Wednesday, 09 July 2008 at 6:04 PM

OS O S / Twincest OS < Différences inexistantes. > OS/Twincest

 OS  O S / Twincest OS  < Différences inexistantes. > OS/Twincest
________Tu es mon frère, mon jumeaux. Une partie de mon âme, de ma chair, de mon sang et de mes os. Je m'imagine un instant où l'on aurait enlevé tous ce qui fait nos différence, tout ce qui te fait Tom et ce qui me fait Bill, juste pour se confondre l'un et l'autre, se fondre l'un dans l'autre, et à nous deux, ne former qu'une seule et même personne. Tes "Je t'aime" ressemblerait tellement aux miens que l'on n'en distinguerait plus la provenance, autant dans nos paroles que dans nos pensées. Il n'y aurait plus besoin d'éteindre la lumière, ni même de tirer les rideaux. Nos corps identiques s'enlaçant, personne ne pourrait dire à qui la faute de s'être avancé le premier, d'avoir donné le baiser entrainant le péché. Même nos esprits se melangeraient, perdant le Bill dans le Tom, le Tom dans le Bill, le jour dans la nuit, l'obscurité dans la lumière. Mais ce n'est qu'un songe qui ne se réalisera pas, un songe qui hante chacune de mes nuits, même celle que je passe blotis au creux de tes bras. Parfois, quand tu me sers fort, je ferme les yeux et m'imagine que tu y mettes toutes tes forces, que nos corps se rejoignent, se fondent comme dans mon songe. J'ai toujours trop révé, n'est ce pas Tom ? Mais ce n'est pas grave, parce que je sais que tu partages mes rêves. Tu ne m'en as jamais parlé, mais nous le savons. Il ne faut pas en parler. Laissons les songes dans nos inconscients, ne les ramenons pas à cette réalité. Ils sont trop beaux pour que cette réalité osent les effleurer, les souiller, les salir. Cette réalité où les projecteurs commencent à s'éteindre, où l'energie commence à manquer, où ma voix commence à faiblir et où tes doigts commence à saigner. Cette réalité qui a éteint les étoiles de tes yeux une par une, jusqu'à la dernière. Tes yeux sont si ternes Tom. Ferme les, ferme les, ne les abimes plus, laisse les se reposer. Il en ont besoin. Tu le sais Tom, toi aussi tu l'as senti. Nous l'avons tous sentis. Et je n'ai pas peur de tomber, pas avec toi. Parce que je me suis trompé Tom. J'ai dis faux. Parce que mon songe se réalisera là bas, seulement là bas. Mon songe deviendra le tien, mais juste la bas. Suis moi Tom. Je suis là, suis moi, dans ce monde où tout est possible, dans ce monde où tes yeux ont toujours leurs étoiles et ne les perdront jamais, dans ce monde où les projecteurs brillent à en éblouir les yeux de toute une population. Suis moi et serre moi. Serre moi fort, mets y toutes tes forces, n'aie pas peur, je n'aurais pas mal. Ne te réveille pas Tom, reste avec moi. Reste dans notre monde où nous sommes confondus et fondus l'un dans l'autre, où nos "Je t'aime" n'ont qu'une seule provenance, où nous ne formant qu'une seule personne. S'il te plait Tom, ne te réveille pas, ne te réveille plus.

# Posted on Thursday, 10 July 2008 at 2:01 PM

Edited on Thursday, 10 July 2008 at 3:09 PM